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Confidences d’Oum



Entre deux scènes et en pleine promo de son deuxième album, la chanteuse Oum s’octroie une pause pour papoter de tout : beauté, mode, maternité…Une discussion très zen !


© D.R.
© D.R.

Votre musique est un savant mélange de jazz, pop, oriental, variété… On retrouve cet éclectisme dans votre look également !

Au Maroc, nous avons la chance de baigner dans une culture plurielle entre l’Andalousie, le Rif, le désert et l’Afrique. Je porte cet héritage à travers ma musique, mais aussi mes vêtements : je suis sensible aux couleurs, aux textures, à la lumière comme au détour d’une ballade à Marrakech. Je suis plutôt jupes longues et bustiers, sans oublier d’habiller ma tête de turbans [1], de bijoux de tête ou de chapeaux customisés. 

Quelle est votre « fashionfixette » par excellence ?

Je suis fan inconditionnelle d’Alexander McQueen pour le caractère qui émane de son style. La faculté à pouvoir sortir de l’ordinaire avec classe. Mon autre péché mignon, ce sont les bijoux [2]. Je les aime ethniques, berbères, qu’ils aient une âme. 

De la tradition marocaine, en retenez-vous des rituels de beauté ?

J’utilise de l’huile d’argan [3] en alternance avec l’huile d’olive pour mes cheveux. Au hammam, j’aime me faire des masques au henné sur le corps et le visage, que j’agrémente, selon la recette de ma mère, d’eau de rose [4], de pétale de rose et d’une pierre « rouge de Fès », pour hydrater et donner un léger hâle à la peau.

Vous êtes de tous les festivals à travers le monde, quelle est votre astuce « anti-jet-lag » ? 

D’abord, un bain très chaud avec des huiles essentielles de fleur d’oranger ou d’oud et une bougie aromatique [5]. Puis, au sortir du bain, je me passe un glaçon sur le visage. Rien de tel pour me recentrer et me requinquer à la fois !

Et que trouve-t-on dans votre vanity-case ? 

Très peu de choses, car je ne me maquille pratiquement pas : un khôl, le parfum « Un jardin sur le toit » d’Hermès, l’huile prodigieuse de Nuxe [6] et un baume de chez Clarins.

Comment conciliez-vous votre carrière de chanteuse et votre rôle de maman d’un petit garçon de 3 ans ?

Je gère les choses assez naturellement : mon fils voyage avec moi, assiste aux répétitions. Si je dois m’absenter, j’essaye de ne pas trop culpabiliser, en me disant que l’essentiel est l’amour que je lui porte. Une fois, il était au premier rang d’un de mes concerts, je le voyais subjugué par le spectacle : un souvenir magnifique ! 

Quel est votre secret pour avoir retrouvé votre silhouette ? 

Chez nous, quand on accouche, on doit plaquer la paire de babouches du mari autour du ventre pendant quelques jours pour perdre le bidon ! Mis à part cette technique, j’ai tout essayé avec plus ou moins de succès : les régimes, les séances d’abdos, le yoga… Mais ce qui marche le mieux, c’est de s’aimer et de se
sentir aimée avant tout !


Le 4 février, Oum sort son deuxième album Sweerty, aux variations jazzy-orientales. Retrouvez la belle dans l’émission « Acoustic », sur TV5Monde courant février. Les dates de ses scènes sur www.oum.ma


Par Karima Peyronie le Jeudi 2 Février 2012


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Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.