Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Confidences d’Antoinette NANA DJIMOU



Avant de s’envoler pour les Championnats du monde d’athlétisme de Daegu, où elle a représenté la France en heptathlon, Antoinette Nana Djimou nous a confié comment conjuguer sport et beauté.


Rafah pour Activilong
Rafah pour Activilong

Comment êtes-vous devenue égérie de la marque Activilong ?

Cela faisait pas mal d’années que j’utilisais les produits de leur gamme Acti-Repair [1] comme le shampooing, l’après-shampooing, la crème de soin ou le défrisant, alors c’est moi qui les ai sollicités. Je change tout le temps de tête : je n’ai jamais la même plus de deux semaines ! Changer de coupe, c’est changer de style. Je ne change pas la couleur, mais je peux avoir un tissage, les cheveux coupés très courts ou rasés… tout dépend. 

Quels sont vos gestes beauté avant ou après l’entraînement ou une compétition ? 

Je ne fais pas grand-chose quand je vais à l’entraînement, je ne me maquille pas, j’y vais naturelle. En compétition, j’aime me faire un peu belle… mais pas trop non plus ! Je mets toujours du vernis à ongles, parce que c’est très important ! Souvent assorti à ma tenue, c’est-à-dire rouge quand ma brassière est rouge ou même bleu-blanc-rouge quand je suis en tenue d’équipe de France ! Mais ça peut aussi être du rose, principalement Yves Rocher [2]. Sinon, j’aime bien le maquillage MAC, notamment leur poudre matifiante [3]. Mais le reste, c’est très léger, parfois un peu d’eyeliner [4, Bourjois]

Comment rester féminine lorsqu’on est une sportive de haut niveau ?

Après l’entraînement, je m’habille de façon féminine, je ne reste pas en jogging. Il y a des filles qui restent un peu garçon manqué ; moi, j’essaie d’être plus féminine grâce à ma tenue vestimentaire. Je suis assez coquette. Une fois par semaine, je fais un gommage et un masque hydratant de Fair&White [5] et j’utilise aussi les crèmes de jour et de nuit de la marque Weleda [6], qui me sponsorise. À part ça, je ne suis pas vraiment branchée soins du visage parce que je n’ai 
pas de problème de peau.

Arrive-t-il aux athlètes féminines de votre niveau de complexer sur leur musculature ?

Certaines n’osent pas montrer leurs bras mais, moi, j’aime bien mes épaules ! J’en connais quelques- unes qui me disent que je suis trop musclée mais à un moment, quand on veut percer dans le sport de haut niveau, il faut faire des sacrifices. On n’est pas des mannequins, on est des athlètes ! Ma discipline est vraiment très physique et exige beaucoup de muscles si on veut progresser. Même dans ma famille, on me dit que je suis folle parce que je suis la seule sportive, la seule sans seins ni fesses !

Qu’avez-vous pensé des athlètes qui ont concouru voilées aux JO de Pékin ?

Je ne veux pas entrer dans ce débat. Pour moi, chacun est libre de faire ce qu’il veut.
 

Depuis mars dernier, Antoinette Nana Djimou est championne d’Europe Indoor 2011 de pentathlon. 

Son palmarès international : 
Championnats du monde de Daegu (Corée du Sud, 2011), 7e
 Championnats d’Europe en salle de Bercy (France, 2011), 1re
 Championnats du monde en salle de Doha (Qatar, 2010), 5e
 Championnats du monde de Berlin (Allemagne, 2009), 7e
 Championnats d’Europe en salle de Turin (Italie, 2009), 3e
 Jeux Olympiques de Pékin (Chine, 2008), 18e
 Championnats d’Europe espoirs de Debrecen (Hongrie, 2007), 7e
 Championnats du monde juniors de Grosseto (Italie, 2004), 4e

Par Anne-Flore Gaspar-Lolliot le Vendredi 2 Septembre 2011


Dans la même rubrique :
< >

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.