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Bilan 2011




Bilan 2011
L’année 2011 n’aura pas été de tout repos. Commencée sur les chapeaux de roue avec les soulèvements populaires arabes, qu’on a ensuite nommés « Printemps arabe », nous avons été pris par l’excitation joyeuse de voir les peuples tunisiens, égyptiens, libyens se libérer de leur dictateur. Ce fut une véritable onde de choc salvatrice puisque, du Maroc au Bahreïn, les peuples sont descendus dans la rue pour demander plus de droits et de liberté. Nous retiendrons des premières libérations (Tunisie et Égypte) le caractère pacifique des soulèvements. C’est un fait rare dans l’histoire des renversements de régime pour le souligner. Il aura donné le la aux autres soulèvements, jusqu’à inspirer les indignés des pays européens qui scandent : « Une vraie démocratie, maintenant ! » En Libye et en Syrie (toujours en cours), la répression s’est cependant abattue, de manière impitoyable. Le mouvement de démocratisation est toutefois en marche ; en témoignent les élections du dernier trimestre 2011 en Tunisie, en Égypte, au Maroc.

L’année 2011 aura aussi été marquée par une actualité plus qu’angoissante, où les peuples européens assistent, impuissants, au déclin de leurs économies, plombées par les dettes publiques. La situation de la Grèce au bord de la faillite faisant vaciller toute la zone euro pose la question de la solidarité européenne.
Enfin, sur le plan national, les nombreuses tentatives d’instrumentalisation de la laïcité à des fins électorales ont poussé intellectuels, responsables associatifs et représentants des principales religions de France à réaffirmer leur refus de voir une communauté se faire stigmatiser, manifestant ainsi leur solidarité avec les musulmans de France et leur attachement à la laïcité telle qu’elle a été votée en 1905.
Excellentes fêtes de fin d’année.

Mohammed Colin le Samedi 17 Décembre 2011


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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.