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Auto-entrepreneur, pourquoi pas moi ?



Parasol, citronnade et farniente, vous êtes en vacances. Mais plutôt fourmi que cigale, vous préparez déjà la rentrée. Devenir auto-entrepreneur fait peut-être partie de vos projets. L’expert-comptable de Salamnews vous délivre tous les conseils pour tenter l’aventure du bon pied.


Auto-entrepreneur, pourquoi pas moi ?

Auto-entrepreneur, pourquoi pas moi ?
ENTREPRENDRE

Prestataire informatique, commerçant ambulant, coiffeuse à domicile… L’auto-entreprise permet de bénéficier d’un régime d’une grande souplesse permettant aux porteurs de projet de tester leur idée ou de pouvoir exercer une activité complémentaire sans grand formalisme. La vocation première de ce statut est de promouvoir la création d’entreprise. Pour devenir auto-entrepreneur, une simple immatriculation via Internet suffit. En 5 minutes, vous voilà immatriculé sans frais, prêt à facturer. La simple mise à jour d’un registre des recettes et des achats est demandée.

Qui ? 
Les étudiants, les salariés, les retraités, les chômeurs et, sous certaines conditions, les fonctionnaires peuvent devenir auto-entrepreneurs. Certaines professions ne peuvent toutefois pas opter pour ce régime. Il s’agit des professions libérales ne relevant pas de la caisse d’assurance vieillesse CIPAV (expert-comptable, avocat…) et les professions relevant d’un régime de sécurité sociale spécifique (agriculteur, photographe, infographiste relevant de l’AGESSA ou de la Maison des artistes).

Quelles charges ?
La grande force de ce régime réside dans le fait qu’aucune cotisation ni impôt n’est à payer si vous n’avez pas encaissé de recette. L’auto-entreprise est exonérée de TVA : vous ne facturez pas de TVA, mais, en contrepartie, vous ne pouvez pas récupérer la TVA payée, ce qui peut être pénalisant lorsque vous avez des investissements importants au démarrage. Le maintien du régime dépendra du montant du chiffre d’affaires encaissé sur l’année*.

Pour 2010, les seuils sont fixés à 80 300 € pour une activité de vente de marchandises et à 32 100 € pour les prestations de services. En cas de création en cours d’année, ces seuils sont proratisés. Une attention particulière devra être portée afin de vous assurer de ne pas dépasser ces seuils et de ne pas perdre les bénéfices de ce régime. La simple mise à jour périodique d’un tableau de bord cumulant le chiffre d’affaires convient à prévenir ce risque et répond parfaitement à l’obligation d’établir un registre des ventes. Ce tableau vous permettra d’anticiper et de prendre les mesures nécessaires en cas de dépassement prévu en cours d’année.

* Taux des cotisations sociales à payer sur le chiffre d’affaires : 12 % pour les activités de ventes ; 21,3 % pour les activités de services ; 18,3 % pour les  professions libérales relevant de la caisse d’assurance vieillesse CIPAV.


Quels risques ?
L’auto-entreprise engage votre responsabilité en cas d’échec du projet et votre patrimoine pourrait être mis en péril. Pour parer ce risque, vous pouvez rendre insaisissable votre résidence principale par une simple déclaration chez un notaire ou opter, à compter du 1er janvier 2011, pour le nouveau statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL). Payer ses charges et ses impôts lorsque l’entreprise réalise du chiffre d’affaires peut rassurer, toutefois le chiffre d’affaires n’est pas synonyme de gain. L’auto-entrepreneur déficitaire sera obligé de payer des cotisations sans possibilité pour lui de reporter ses pertes sur les revenus du foyer ou de gains futurs.

L’auto-entreprise, une vocation, un métier
Bien que créée en quelques clics, l’auto-entreprise reste une vraie entreprise. L’auto-entrepreneur que vous serez devra respecter les règles en matière de qualifications et d’assurances professionnelles et de non-concurrence à l’égard de votre employeur, par exemple, si vous êtes encore salarié. La simplicité de constitution ne doit pas vous déconnecter de la réalité du marché. Une vraie démarche professionnelle sur le plan marketing, commercial ou de la gestion demeure indispensable.

LES ASTUCES

  • Anticiper la perte du régime en cas de dépassement du seuil de chiffre d’affaires en tenant régulièrement un tableau de bord.
  • Le chiffre d’affaires pour le calcul des seuils est le chiffre d’affaires encaissé et non celui qui est facturé 
  • Il vous est possible de cumuler vos indemnités de chômage ou votre pension de retraite avec votre activité d’auto-entrepreneur.
  • Vous bénéficiez d’une réduction de vos cotisations sociales si vous êtes en recherche d’emploi.
 
En savoir plus : www.lautoentrepreneur.fr

LES PIÈGES

  • Vérifiez préalablement si la profession envisagée peut être réalisée en auto-entreprise
  • Déterminez vos besoins en trésorerie afin de prévenir le décalage entre le paiement de vos clients et celui de vos fournisseurs. 
  • Pour ne pas perdre la qualité d’auto-entrepreneur, ne mentionnez pas de TVA sur vos factures, indiquez simplement la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

Plus d’infos :
Expertise comptable, audit et conseil en création et reprise d’entreprise 
19, rue du Pont-Colbert 78000 Versailles
Tél. : 01 39 02 25 54
Fax : 09 81 70 81 71
dlouergli@cabinet-louergli.fr

Djamel Louergli le Lundi 2 Août 2010


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Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces disfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.