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10 ans après




Une décennie déjà s’est écoulée depuis l’effroyable événement du 11 septembre 2001, et a fait entrer dans le XXIe siècle toute une humanité, dont certains essayistes n’avaient cessé de dire, depuis la chute du mur de Berlin, qu’elle était sortie de l’Histoire.

Mais la fulgurance de l’événement a ruiné cette vision du monde au profit de leurs contradicteurs, qui au vieil affrontement du bloc Est-Ouest ont substitué le choc des civilisations. Les conflits entre les aires culturelles (bloc occidental, bloc arabo-musulman, bloc asiatique…) étaient désormais devenus le moteur de l’Histoire. Et Samuel Huntington, le principal fondateur de cette théorie, ne pouvait souhaiter meilleur événement (mettant en scène le bloc musulman contre le bloc occidental) pour en tirer une puissante illustration de sa lecture des relations internationales.

Rappelons que ce fut le premier événement à avoir été médiatisé à 360 degrés (TV, radio, presse, Web), sans oublier le rôle de la téléphonie mobile qui, en enregistrant les dernières minutes de conversations des victimes avec leurs proches, a eu pour rôle d’accentuer une dramaturgie vécue planétairement.

Passés le moment de stupeur et le choc émotionnel de ces attaques sur le sol américain, nous nous sommes progressivement rendu compte qu’Al Qaida n’avait jamais représenté un bloc culturel dans lequel se référaient les musulmans de toutes les contrées du monde. L’idée était d’autant plus saugrenue que, comme le rappelle Gilles Kepel, Al Qaida a peu à peu non seulement perdu les masses arabes mais surtout incarné l’échec de l’islam politique. Les révolutions arabes du printemps 2011 ont confirmé ces analyses.

Mohammed Colin le Jeudi 1 Septembre 2011


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